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        <title><![CDATA[Blog de SPEAR - Medium]]></title>
        <description><![CDATA[Crowdfunding solidaire et financement de l’entrepreneuriat social - Medium]]></description>
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            <title>Blog de SPEAR - Medium</title>
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            <title><![CDATA[Le partenariat SPEAR — ID L’info durable : #Tous Acteurs du développement durable !]]></title>
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            <category><![CDATA[développement-durable]]></category>
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            <dc:creator><![CDATA[Meli BEAL]]></dc:creator>
            <pubDate>Thu, 30 Nov 2017 17:23:10 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-11-30T17:21:57.405Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p>SPEAR a noué un partenariat avec ID L’info durable, « le premier média d’info en continu dédié au Développement Durable » lancé en novembre 2017. L’objectif d’ID : nous rendre #TousActeurs du développement durable !</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/999/1*6BFrzKzmOgW-j4HDweWSmw.png" /></figure><p>Comment ? Ce nouveau média, qui met en avant les solutions innovantes conçues pour répondre aux défis sociaux et environnementaux de notre époque, ne s’arrête pas à l’actualité du développement durable : il référence également une vingtaine d’acteurs du crowdfunding (comme SPEAR) ainsi que quelques sociétés de gestion, afin de mettre en avant les projets financés sur ces plateformes.</p><p>Grâce à ces partenariats avec des financeurs solidaires, le lecteur n’est plus simplement passif. D’abord, il se rend mieux compte du nombre et de la variété d’acteurs qui tentent de répondre aux problématiques du développement durable, à travers des projets qui sont d’ordinaire peu médiatisés. Mais surtout, et c’est la principale nouveauté apportée par ID : à la fin de chaque article, on retrouve des <em>call to action</em>, #Prêter, #Donner et #Investir, avec un lien vers la description d’un projet en cours de collecte sur une plateforme de financement participatif. Le lecteur peut ainsi <br> découvrir les projets et choisir à son tour d’y #Contribuer !</p><p>Une bonne nouvelle pour SPEAR, car cela permet à nos projets de gagner en visibilité : il nous suffit de mettre à jour les projets en cours de collecte sur notre espace premium dédié sur le site d’ID.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/661/1*6L3iKc_rIEu9veUV7y-eMA.png" /></figure><p>ID est né de la rencontre entre Bob Kneip, président de la Côte Bleue (agence de presse spécialisée dans l’information financière), et Valère Corréard, journaliste de solutions sur France Inter. Au cœur du projet se trouve la volonté à la fois d’informer et d’agir, ou de pousser à agir : « <em>L’information relative au développement durable suscite souvent une émotion, une réaction. Elle a d’ailleurs souvent un potentiel viral fort, elle a la capacité de motiver à l’action »</em>, pour Valère Corréard (propos recueillis par Marc Michiels pour <a href="http://culture-rp.com/2017/11/13/id-linfo-durable-le-1er-media-dinfo-en-continu-dd-de-france-tousacteurs/">Culture RP</a>). ID relève ainsi le défi de convertir cette “réaction” (voire, cette indignation) peu productive du lecteur en une énergie positive, pour le pousser à son tour à s’engager concrètement.</p><p>Au total, ce sont plus de 30 journalistes qui ont rejoint l’aventure ID, pour couvrir l’actualité « durable » en matière d’éducation, énergie, solidarité, environnement et biodiversité… L’offre de contenu comprend aussi bien l’info du jour que des chroniques, des infographies ou des sujets de fonds, et chaque mois, un dossier pratique pour informer le lecteur sur des sujets du quotidien (ce mois-ci : « Le vrai du faux du bio »).</p><p>Nous sommes allés à leur soirée de lancement, qui était à l’image des valeurs défendues par le média. Un DJ animait la soirée grâce à des modules d’alimentation électrique solaire (<a href="http://solar-sunset.com/">Solar Sunset</a>), et le bureau du DG s’est transformé en… bergerie, accueillant un enclos avec un couple de moutons (<a href="http://greensheep.fr/">GreenSheep</a>, « la tondeuse des professionnels »). Pas de conférence de presse au programme : d’après Ambre Saclier, la responsable de la communication, c’est pour ne mettre personne sur un piédestal. Toute l’équipe travaille sur un pied d’égalité : #TousActeurs ! Même les moutons… En partant, nous nous sommes même vus offrir une petite plante d’intérieur : un palmier originaire d’Amérique du Sud, Chamaedora, qui a pour particularité de filtrer et dépolluer l’air ambiant.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*q7Jd2X3FOz24nls6pMZKwQ.jpeg" /></figure><p>ID est donc un beau projet, qui trouve toute sa signification <a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/13/quinze-mille-scientifiques-alertent-sur-l-etat-de-la-planete_5214199_3244.html">à l’heure où les cris d’alarme sur la santé de notre planète se multiplient</a> : s’informer, être conscient des défis du réchauffement climatique, c’est bien. Mais agir, c’est encore mieux. Et le mot d’ordre d’ID c’est que nous pouvons tous agir, à notre échelle !</p><p>SPEAR félicite toute l’équipe d’ID pour ce lancement, et nous leur souhaitons toute la réussite possible pour cette formidable initiative !</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=7dd295469169" width="1" height="1" alt=""><hr><p><a href="https://blog.spear.fr/le-partenariat-spear-id-linfo-durable-tous-acteurs-du-d%C3%A9veloppement-durable-7dd295469169">Le partenariat SPEAR — ID L’info durable : #Tous Acteurs du développement durable !</a> was originally published in <a href="https://blog.spear.fr">Blog de SPEAR</a> on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.</p>]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Des micro-crèches pour un maxi impact !]]></title>
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            <category><![CDATA[écologie]]></category>
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            <category><![CDATA[enfance]]></category>
            <category><![CDATA[micro-crèche]]></category>
            <category><![CDATA[nature]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Meli BEAL]]></dc:creator>
            <pubDate>Wed, 18 Oct 2017 15:07:13 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-10-18T15:07:13.417Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Parce que le respect de l’environnement et de la nature passe en très grande partie par l’éducation, le réseau de crèches AGAPI s’emploie à sensibiliser les enfants urbains à la nature dès leur plus jeune âge. Un travail pédagogique qui tente d’apporter aux enfants une certaine philosophie de vie, basée sur le respect de la terre, du vivant, mais aussi des autres, <a href="https://www.france.tv/france-5/silence-ca-pousse/277369-emission-du-vendredi-6-octobre-2017.html">salué sur France 5 dans l’émission : “Silence, ça pousse” !</a></p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/789/1*DhAmd23FFp5pifOTIH6-mA.png" /></figure><p>Les intuitions à la base de ce projet sont confortées par les travaux de la chercheuse Anne-Caroline Prevot, qui parle du phénomène “d’extinction de l’expérience de nature”. Aujourd’hui, les enfants qui grandissent en ville évoluent dans un environnement “technicisé, minéralisé”, et surtout aseptisé : un véritable travail doit être fait auprès d’eux, pour recréer une relation de connivence à la nature et au vivant.</p><p>Si ce travail vise à éveiller la conscience écologiques des nouvelles générations, il est aussi très bénéfique pour les enfants mêmes. Par la pratique (entretien d’un potager avec un maraîcher), l’observation, le soin apporté aux plantes, ils gagnent aussi en attention et en capacité de concentration.</p><p>Le réseau de crèches collabore notamment avec le Jardin des Merveilles, un endroit pensé pour que les enfants découvrent librement ce que la nature leur offre.</p><p>Voici le lien du reportage sur France 5 (à partir de la 19e minute), réalisé dans la crèche Clair de Lune à Argenteuil : <a href="https://www.france.tv/france-5/silence-ca-pousse/277369-emission-du-vendredi-6-octobre-2017.html">https://www.france.tv/france-5/silence-ca-pousse/277369-emission-du-vendredi-6-octobre-2017.html</a></p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/500/1*IU4ofoRzGNibhmY44bp0dg.jpeg" /></figure><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=1027c0bfd7a7" width="1" height="1" alt=""><hr><p><a href="https://blog.spear.fr/des-micro-cr%C3%A8ches-pour-un-maxi-impact-1027c0bfd7a7">Des micro-crèches pour un maxi impact !</a> was originally published in <a href="https://blog.spear.fr">Blog de SPEAR</a> on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.</p>]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Un nouveau label « Croissance verte » pour les plateformes de financement participatif !]]></title>
            <link>https://blog.spear.fr/un-nouveau-label-croissance-verte-pour-les-plateformes-de-financement-participatif-517d4c1eea29?source=rss----9d3964f716b6---4</link>
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            <category><![CDATA[labels]]></category>
            <category><![CDATA[financement-participatif]]></category>
            <category><![CDATA[croissance-verte]]></category>
            <category><![CDATA[ecologie]]></category>
            <category><![CDATA[énergies-renouvelables]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Meli BEAL]]></dc:creator>
            <pubDate>Wed, 04 Oct 2017 13:47:04 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-10-04T13:47:04.003Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L’Association Finance Participative France (FPF) et le ministère de la Transition écologique et solidaire ont signé, ce jeudi 28 septembre, un accord pour la mise en place du label « Finance participative pour la croissance verte ». Ce label sera octroyé par les plateformes ayant signé une convention avec l’Etat et l’association FPF aux projets qui relèvent d’une activité “verte” (énergie solaire, éolien, bioénergie, bâtiments durables, agro-alimentaire bio…).</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/280/1*u2pdnZHlG0F6bVO9oU2a1g.jpeg" /></figure><p>Ce nouveau label, réclamé depuis un moment par les plateformes de financement participatif, a pour objectif de permettre aux contributeurs d’identifier clairement les projets agissant pour la transition “verte”. Garantir la transparence des projets et la qualité des informations sur leur impact environnemental est un moyen pertinent pour orienter l’épargne des Français vers ce type de projet.</p><p>Les plateformes souhaitant être habilitées à délivrer ce label peuvent profiter du 1er appel à candidature jusqu’au 16 octobre <a href="http://financeparticipative.org/formulaire-label-croissance-verte/">en remplissant le formulaire dédié</a> sur le site financeparticipative.org.</p><p><strong>Différents labels d’investissement responsable en France</strong></p><p>La création de ce label a été annoncée au cours de la Semaine de la Finance Responsable il y a tout juste un an par Ségolène Royal. Il fait suite au label TEEC (Transition Énergétique et Écologique pour le Climat) créé en 2015 en même temps que le label ISR (Investissement Socialement Responsable). Ces deux labels (ISR et TEEC) sont attribués selon des règles très strictes aux fonds d’investissements qui font du financement d’activités œuvrant pour la transition énergétique et écologique leur cœur de métier. Pour bénéficier de ce label, au moins 90% de leur portefeuille doit faire l’objet d’une analyse selon les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Novethic (filiale de la Caisse des dépôts, dont le capital est détenu à 100% par l’Etat), qui labellisait elle-même les fonds d’investissement, fait partie des auditeurs du label TEEC. Cependant, ce nouveau label ne constitue pas une révolution par rapport à l’ancien; il prévoir en plus des « mesures correctives » et le retrait du label si elles ne sont pas appliquées. La grande nouveauté est qu’il est le premier label de « croissance verte » promu par les pouvoirs publics.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/647/1*6d3yl7YgoelPtuXLE1bl3A.png" /></figure><p>Dans ce contexte, on comprend mieux les revendications des plateformes de financement participatif pour obtenir leur propre label. Si les projets favorisant la « croissance verte » attirent déjà les épargnants, avoir un label propre leur permettra d’accroître encore leur visibilité, ainsi que leur crédibilité pour attirer de nouveaux contributeurs.</p><p><strong>Quels sont les critères d’attribution du label pour les plateformes et les projets ?</strong></p><p>Les plateformes qui souhaitent pouvoir labelliser leurs projets doivent être membres de l’association FPF, nommer une personne qualifiée pour évaluer les projets, et ne pas réaliser plus du tiers de leur chiffre d’affaire grâce à des projets contradictoires avec la transition verte (enfouissement de déchets, agriculture de tourbière et forêts exploitées de manière non durable, incinération sans récupération d’énergie, etc.).</p><p>L’évaluation de l’empreinte écologique des projets, en revanche, repose, comme pour les labels ISR et TEEC, sur des règles strictes :</p><p><strong>1) Eligibilité du projet</strong></p><p>Les projets éligibles sont ceux qui développent les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique des bâtiments et industries, l’économie circulaire, les transports propres, l’agriculture et la foresterie durable, entre autres. Les objectifs environnementaux recherchés doivent être définis clairement, ainsi que les moyens d’atteindre ces objectifs.</p><p><strong>2) Transparence de l’information</strong></p><p>Le porteur de projet s’engage à fournir des informations détaillées sur l’impact de son projet, dont l’exactitude est vérifiée par la plateforme, et à répondre aux questions éventuelles des contributeurs. Ce point est cohérent avec la démarche même du crowdfunding, apprécié justement par les épargnants pour le fait de pouvoir choisir de soutenir un projet en bénéficiant de toutes les informations nécessaires à ce choix.</p><p><strong>3) Mise en évidence des impacts positifs</strong></p><p>Le porteur de projet doit avoir mis en place un mécanisme de mesure quantitatif et qualitatif de sa contribution à la transition énergétique et écologique. Il sélectionne des indicateurs et en justifie son choix par autant de pièces justificatives qu’il sera jugé nécessaire.</p><p>Pour les levées de fonds supérieures à 15 000 €, il doit mesurer l’impact environnemental et social de son projet dans l’une de ces quatre thématiques : changement climatique (mesure des émissions de gaz à effet de serre…), eau (réduction de la consommation et qualité), économie circulaire (optimisation des ressources et réduction des déchets, conception écologique et allongement du cycle de vie…), et biodiversité (préservation / restauration des écosystèmes, réintroduction de la biodiversité en ville).</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/764/1*RQm7MdUzQnChjWa7vURXgw.png" /><figcaption>Les futures ombrières du projet Parkosol à Grenoble</figcaption></figure><p><a href="https://www.spear.fr/projects/79">Le projet Parkosol</a>, actuellement en financement sur le site de SPEAR, pourrait obtenir ce label : il consiste à la construction et à l’exploitation de centrales photovoltaïques sur des ombrières de parking sur la métropole de Grenoble. Les centrales produiront 900 MWh par an, assez pour alimenter 270 ménages en énergie verte.</p><p>Pour plus d’informations, consulter <a href="http://financeparticipative.org/wp-content/uploads/2017/09/R%C3%A9f%C3%A9rentiel-label-FPCV.pdf">le référentiel détaillé</a> du label sur le site financeparticipative.org</p><p>Avec ce nouveau label, l’Etat français affiche sa volonté de s’affirmer comme un précurseur de la transition énergétique. Cela s’inscrit dans la continuité de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 et du Plan d’Investissement pour l’Avenir qui a été lancé en 2010, et dont l’ensemble des opérations mobilise 57 milliards d’euros. La France a déjà montré son ambition d’innover dans ce domaine, en jouant un rôle significatif notamment dans le déploiement des Green Bonds en Europe (voir <a href="https://blog.spear.fr/les-obligations-vertes-ques-aquo-f24561439c5a">notre article</a> à ce sujet). Il est important que l’Etat témoigne de son soutien à tous les acteurs impliqués dans cette démarche : non seulement les fonds d’investissements mais également les plateformes de financement participatif. Celles-ci en effet, en plus d’être un levier de financement pour des projets de transition écologique, sont un important moyen de favoriser l’engagement des particuliers en rassemblant des communautés d’épargnants désireux de participer à cette transition.</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=517d4c1eea29" width="1" height="1" alt=""><hr><p><a href="https://blog.spear.fr/un-nouveau-label-croissance-verte-pour-les-plateformes-de-financement-participatif-517d4c1eea29">Un nouveau label « Croissance verte » pour les plateformes de financement participatif !</a> was originally published in <a href="https://blog.spear.fr">Blog de SPEAR</a> on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.</p>]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[8 définitions pour ne pas se faire avoir quand on veut consommer bio et local]]></title>
            <link>https://blog.spear.fr/8-d%C3%A9finitions-pour-ne-pas-se-faire-avoir-quand-on-veut-consommer-bio-et-local-24bda389cde7?source=rss----9d3964f716b6---4</link>
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            <category><![CDATA[permaculture]]></category>
            <category><![CDATA[bio]]></category>
            <category><![CDATA[circuit-court]]></category>
            <category><![CDATA[biodynamic]]></category>
            <category><![CDATA[locavore]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Meli BEAL]]></dc:creator>
            <pubDate>Fri, 29 Sep 2017 08:52:57 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-09-29T09:29:50.371Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Quelle est la différence entre l’agriculture biologique, la biodynamie ou l’agroécologie ? Entre les circuits-court et le locavorisme ? Comment ne pas se faire avoir par les grandes surfaces, qui jouent de la confusion entre ces termes et en profitent pour gonfler leurs marges ? Une réponse dans ce petit lexique de l’agriculture et des modes de consommation durables.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/939/1*vZpjrNEnXAM0_23vMRtS4g.png" /><figcaption>dessin de Seb Eric PELLENARD (bienpublic.com)</figcaption></figure><h3>L’agriculture alternative :</h3><p><strong>Agriculture raisonnée</strong></p><p><strong>C</strong>omme son nom l’indique, contrairement à l’agriculture intensive ou “productiviste”, qui cherche par tous les moyens à maximiser son rendement, l’agriculture “raisonnée” tente de combiner le rendement économique avec une diminution de son impact sur l’environnement. Cela passe notamment par la limitation de l’usage d’intrants chimiques. C’est donc toujours de l’agriculture conventionnelle, mais qui prend plus en compte l’environnement dans sa démarche.</p><p><strong>Agriculture biologique</strong></p><p>Ce terme désigne un type de culture qui n’utilise pas de pesticides ou d’engrais chimiques, mais les remplace par d’autres méthodes. En dehors de cela, elle peut être assez semblable à l’agriculture conventionnelle, excepté qu’elle est plus soucieuse de préserver les sols et limiter son impact sur l’environnement. Contrairement à l’agriculture conventionnelle, elle préférera la rotation des cultures à la monoculture pure, par exemple. Mais elle n’est pas indépendante de certaine méthode, comme par exemple l’usage du cuivre, bien que celui-ci soit plus réglementé.</p><p><strong>Agriculture biodynamique ou biodynamie</strong></p><p>Théorisée par Rudolf Steiner, inspiré par Goethe, la biodynamie considère la culture comme un organisme vivant. Elle consiste à prendre soin des sols et des plantes (par le compostage ou des préparations de plantes) pour une alimentation saine. Elle est basée sur des principes ésotériques, notamment l’influence des astres ou les cycles lunaires, ce qui la différencie de l’agriculture biologique. Ses produits sont rassemblés sous le label Demeter.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*HjxWlOsUDs-oxQHfX9YReA.jpeg" /></figure><p><strong>Agroécologie</strong></p><p>Cette pratique vise à intégrer toutes les caractéristiques d’une gestion écologique de l’espace de culture, en cherchant la complémentarité entre les espèces, l’économie de l’eau, le compostage… Contrairement à l’agriculture biologique (et dans une moindre mesure, la biodynamie) elle n’utilise par exemple pas de cuivre dans les sols. En optimisant sa production dans une démarche globale de développement durable, elle favorise la biodiversité et la capacité de résilience des écosystèmes face aux conséquences du réchauffement climatique : plantes résistant à la sécheresse, animaux d’élevages supportant des températures plus élevées et rejetant moins de méthane. Elle peut utiliser aussi l’agroforesterie, qui consiste à associer la plantation d’arbre aux cultures (ce qui est très bénéfiques pour la biodiversité, la qualité des sols, de l’eau…).</p><p>L’agroécologie en tant que mouvement se rapproche beaucoup de l’esprit de la permaculture, qui intègre déjà ses bonnes pratiques. D’après Olivier de Schutter, rapporteur de l’ONU sur les questions d’agriculture et d’alimentation, passer à l’agroécologie permettrait de doubler la production dans des régions entières en 10 ans, tout en apportant des solutions au changement climatique et en permettant de lutter contre la pauvreté rurale.</p><p><strong>Permaculture</strong></p><p>Au-delà des pratiques agricoles, ce terme popularisé par Bill Molison et David Holmgren dans les années 1970 désigne une éthique des systèmes humains soucieuse de la terre (et de tous ses habitants), de sa biodiversité et de ses ressources, de l’harmonie entre les activités humaines et les écosystèmes. En agriculture, c’est une technique qui imite les écosystèmes naturels qui sont autorégulés : pas besoin d’intrants ou de pesticides, et pas question ici de monoculture. Par exemple, dans une ferme au Mexique, on plante du maïs, des haricots et des citrouilles ensemble : le maïs sert de tuteur aux haricots qui fixent l’azote de l’air, tandis que les feuilles de citrouilles font de l’ombre sur le sol et gardent son humidité (voir le film : <em>Les Moissons du Futur</em>, de Marie Monique Robin). La permaculture vise donc à concevoir des systèmes humains durables en prenant en compte la relation entre tous ses éléments, en s’inspirant de la nature. C’est en cela qu’elle représente l’antithèse à un modèle agro-industriel, par principe peu soucieux de son impact sur l’environnement et la société.</p><p><strong>Agroforesterie</strong></p><p>C’est une technique très ancienne, liée à l’agroécologie, consistant à associer la plantation d’arbres à l’élevage ou l’exploitation agricole. Les arbres sont importants pour la biodiversité et le climat et très bénéfiques pour l’agriculture : ils protègent et améliorent la qualité et la fertilité des sols, aident à réduire la pollution des nappes phréatiques, stockent le carbone et donc limitent les effets du changement climatiques. Les associer aux cultures permet aussi de diversifier la production et de générer des revenus continus. En surface, ils ont un rôle protecteur pour les cultures ou les animaux ; en profondeur, leurs racines récupèrent les éléments fertilisants des sols.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*ob500LQeSM-qKZhv38KhzQ.jpeg" /><figcaption>Ferme du Bec Hellouin</figcaption></figure><p>Toutes ces méthodes, qui ne sont pas exclusives (et il en existe d’autres), consistent à jouer avec la complémentarité entre les espèces afin de tirer un maximum parti des ressources à la disposition des éleveurs et agriculteurs. En bref : des solutions <strong>économiques</strong>, qui <strong>améliorent les rendements</strong>, qui ne <strong>nécessitent pas d’intrants de synthèse</strong> (et les bannissent), et permettent <strong>d’améliorer la biodiversité et la résilience au réchauffement climatique</strong>. Adopter ces solutions à grande échelle permettrait d’améliorer la situation des agriculteurs, et si on s’avance un peu, endiguer l’exode rural et créer de l’emploi dans un contexte social et économique difficile. Certes, les “profits” financiers sont moins intéressants. Mais est-ce encore un critère déterminant quand il s’agit de préserver la planète et nourrir ses habitants ?</p><h3><strong>La consommation alternative :</strong></h3><p><strong>Locavorisme</strong></p><p>Le locavorisme est un mouvement qui consiste à consommer la nourriture qui a été produite dans un rayon de 100 à 250 kilomètres. Il est né aux Etats-Unis dans les années 1980 en réaction aux excès de l’industrie agroalimentaire et à la malbouffe et lié au concept de “food miles”, notion inventée par Tim Lang ; aux Etats-Unis, 23 millions de personnes vivent dans les “food desert” où l’accès aux produits frais et sains est difficile voire impossible car les lieux de distribution sont trop éloignés. Dans une démarche de développement durable, les locavores privilégient donc les produits frais et de saison, et cherchent également à supprimer la distance en s’approvisionnant directement auprès du producteur ou avec peu d’intermédiaires (maisons de producteurs, marchés, le site locavor.fr). Il n’y a pas que les émissions liées au transport qui sont critiquées, mais tout le modèle agro-industriel, notamment la monoculture (difficile de trouver des fruits et légumes frais dans une région dominée par les champs de maïs…). Ce qui est dénoncé également, c’est le prix des produits industriels, qui ne reflètent pas le réel coût lié à leur production et fait ainsi concurrence aux produits frais et sains.</p><p><strong>Circuits-courts</strong></p><p>D’après le ministère de l’agriculture, un circuit court est “un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire”. Comme le fait remarquer <a href="https://magazine.laruchequiditoui.fr/circuits-courts-et-transition-agricole-une-histoire-damour/">cet article</a> (du Magazine de La Ruche qui dit oui), la question de la distance n’est même pas évoquée dans cette définition ! Ainsi, il ne faut pas se faire avoir : <strong>acheter local n’est pas toujours un gage de qualité</strong>, et l’impact sur l’environnement vient plus de la production elle-même que du transport des produits. Pour diminuer l’impact de sa consommation sur l’environnement, mieux vaut acheter des produits issus d’une exploitation bio à 100km plutôt que ceux du champ d’à côté qui sont bourrés de pesticides. D’après le Labo de l’ESS, un circuit court obéit à quatre critères :<strong> la création de liens sociaux et de coopération, l’équité dans les échanges financiers, une approche participative et une logique pédagogique</strong>.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/315/1*Kvqi0gcAxiY-ofZo9kRHRQ.jpeg" /><figcaption>page Facebook de Fermes d’Avenir</figcaption></figure><p><strong>Conclusion</strong> : si vous voulez améliorer votre consommation pour le bien de l’environnement et votre santé, privilégiez les produits frais et au minimum « bios » (au mieux, issus d’exploitations agroécologiques ou permaculturelles) ; réduisez votre consommation de viande et vérifiez sa provenance (au minimum Label Rouge), en particulier de boeuf, qui est ultra-polluant ; approvisionnez-vous de préférence en circuit courts (ce qui ne veut pas dire « le plus près possible de chez vous » !) : c’est à dire, évitez les grandes surface, qui multiplient les intermédiaires et ne rémunèrent pas assez justement les producteurs, qui surfent sur la tendance, profitent des confusions et <a href="http://www.lci.fr/conso-argent/prix-des-fruits-et-legumes-bio-trop-chers-les-marges-colossales-de-la-grande-distribution-epinglees-par-l-ufc-que-choisir-2062638.html">gonflent indécemment leurs marges</a>…</p><p><em>Voir aussi </em><a href="https://blog.spear.fr/agro%C3%A9cologie-nourrir-le-monde-durablement-cest-possible-3a0ffd77f25f"><em>cet article sur le blog de SPEAR</em></a><em> qui parle de la transition écologique dans le monde agricole.</em></p><p><strong>Des initiatives positives pour repenser l’agriculture et la consommation</strong></p><p>- Faire ses courses chez <a href="http://biocoop.fr/">Biocoop</a>, réseau national de magasins offrant des produits issus de l’agriculture biologique, partenaire de SPEAR qui a financé le lancement de plusieurs magasins</p><p>- Acheter les produits <a href="https://lamarqueduconsommateur.com/">« C’est qui le patron ? »</a> : la marque du consommateur pour concevoir des produits responsables collectivement</p><p>- Aller manger chez <a href="https://www.simonelemon.com">Simone Lemon</a>, un restaurant qui cuisine des « légumes moches » (ceux qui sont aussi bons que les autres mais dont le calibre n’est pas assez parfait pour la grande distribution…)</p><p>- Commander des produits bios à des agriculteurs locaux grâce à <a href="https://laruchequiditoui.fr/fr">La Ruche qui dit oui</a>, <a href="http://www.drive-fermier.fr/">Le Drive fermier</a>, Les AMAP</p><p>- Penser aux applications pour <a href="http://www.smartlink.fr/neuf-applis-mobiles-pour-limiter-le-gaspillage-alimentaire/">lutter contre le gaspillage alimentaire</a></p><p>- Se lancer : <a href="http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/34233/permaculture-urbaine-joseph-chauffrey-cultive-recolte-300-kg-legumes-bio-potager">L’agriculture en milieu urbain, c’est possible !</a></p><p>Et à grande échelle aussi… : <a href="http://positivr.fr/sunqiao-shanghai-ferme-urbaine-24-millions-habitants/">A Shanghai, une ferme urbaine durable de 24 millions d’habitants</a> doit bientôt voir le jour</p><p>Si vous êtes agriculteur conventionnel : essayez par exemple les biostimulants d’<a href="https://www.facebook.com/axiomafrance/">Axioma France</a>, issus de la recherche scientifique, qui permettent de réduire la dépendance aux intrants chimiques en améliorant les rendements (Axioma était présente le 4 septembre au <a href="https://blog.spear.fr/forum-convergences-2017-construire-ensemble-le-monde-de-demain-cad0f8990e3f">forum Convergences</a>).</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=24bda389cde7" width="1" height="1" alt=""><hr><p><a href="https://blog.spear.fr/8-d%C3%A9finitions-pour-ne-pas-se-faire-avoir-quand-on-veut-consommer-bio-et-local-24bda389cde7">8 définitions pour ne pas se faire avoir quand on veut consommer bio et local</a> was originally published in <a href="https://blog.spear.fr">Blog de SPEAR</a> on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.</p>]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Agroécologie : nourrir le monde durablement, c’est possible !]]></title>
            <link>https://blog.spear.fr/agro%C3%A9cologie-nourrir-le-monde-durablement-cest-possible-3a0ffd77f25f?source=rss----9d3964f716b6---4</link>
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            <category><![CDATA[permaculture]]></category>
            <category><![CDATA[agriculture]]></category>
            <category><![CDATA[developpement-durable]]></category>
            <category><![CDATA[agroecologia]]></category>
            <category><![CDATA[pesticides]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Meli BEAL]]></dc:creator>
            <pubDate>Thu, 28 Sep 2017 09:08:01 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-09-28T09:20:28.239Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L’association Fermes d’Avenir organisait le mois dernier un tour de France pour sensibiliser le public et valoriser les producteurs qui ont fait le choix de l’agroécologie et de la permaculture. Depuis peu, SPEAR a clôturé deux collectes pour les projets <a href="https://spear.fr/projects/54">« A la Source »</a> (Lyon) et <a href="https://spear.fr/projects/76">« Rose Betterave »</a> (Armentières), des épiceries engagées pour le zéro déchet qui font la part belle aux produits issus de l’agriculture biologique. La deuxième révolution verte est en marche et cette fois, elle est vraiment verte : les initiatives autour du bio et du « consommer responsable », de plus en plus nombreuses, se diffusent largement, tandis que le modèle de l’agriculture conventionnelle est remis en cause pour son impact sur l’environnement et sur la santé.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*QSWg8Pnj-GKu8MghyUaKQQ.jpeg" /><figcaption>credit : <a href="https://unsplash.com/@freestockpro">Alexandr Podvalny</a> (Unsplash.com)</figcaption></figure><p>Seulement, si les alternatives sont nombreuses, elles se déploient en premier lieu à l’échelle locale, en parallèle de ce modèle de production industriel qui est devenu la norme. A tel point que la plupart des gens estiment que l’on ne pourrait, fatalement, plus s’en passer.</p><p>Est-ce qu’il ne serait pas possible de remettre cela en cause, de « revenir » à une agriculture durable, qui préserve l’environnement plutôt que de contribuer à le dégrader… tout en réussissant à nourrir les 9 milliards d’individus qui peupleront le monde en 2050 ? Et si on vous disait que oui ?</p><p><strong>Un modèle dépassé</strong></p><p>Le modèle agricole “productiviste”, qui domine aujourd’hui, s’est développé dans les années 1960 afin d’accompagner le boom démographique par l’augmentation du volume de production agricole, notamment des céréales. Et ça a marché : en Asie par exemple, grâce à la « révolution verte », le rendement agricole a augmenté de 50% dans les années 1960, ce qui a permis de sauver des millions de personnes de la famine. Mais ce développement s’est fait au prix de graves conséquences sur l’environnement, dont l’ampleur est telle qu’elle ne peut plus être niée de personne : épuisement des sols, pollution de l’eau, réchauffement climatique, et conséquences dramatiques sur la santé humaine.</p><p>Ce modèle s’est développé en faisant de l’agriculture une industrie, parallèlement aux politiques de subventions et surtout à l’ouverture des frontières, permettant aux groupes d’exploitation les plus compétitifs d’inonder le marché mondial de produits à prix très faibles. Cela a eu pour effet de marginaliser les petits producteurs, qui ne font pas le poids sur les marchés mondialisés. Une situation particulièrement dramatique dans certains pays, où la pauvreté des campagnes incite les paysans ruinés à rejoindre la ville, engendrant un « sous-prolétariat urbain » qu’il faut bien nourrir… en important de la nourriture à bas prix, ce qui fragilise encore plus les revenus des petites exploitations. (Olivier de Schutter, ancien rapporteur de l’ONU sur les questions d’agriculture et d’alimentation).</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/500/1*JSg80al-nMDIi_1Em_wjjQ.jpeg" /></figure><p>Si l’on s’accorde volontiers sur le fait qu’il faut « raisonner » l’agriculture et le recours aux pesticides et autres intrants chimiques (l’INRA estime que l’on pourrait diminuer leur usage de 30% sans diminuer la production), la majeure partie de la population reste convaincue qu’il est impossible de s’en passer complètement. D’après les estimations de la FAO, il faudrait en effet produire 60% de plus en 2050 pour nourrir le monde.</p><p>Mais aujourd’hui, un tiers de ce que l’on produit est gaspillé. Avec ce que l’Europe jette à elle seule chaque année, on pourrait nourrir un milliard de personne, ce milliard précisément qui souffre de malnutrition aujourd’hui. On voit bien que l’équation est mal posée : pourquoi produire plus, alors que plus l’on produit, plus l’on gaspille, et plus l’on détruit le sol et appauvrit les régions rurales incapables de faire face à la concurrence des marchés internationaux, alors mêmes que celles-ci disposent des ressources nécessaires pour assurer leur indépendance alimentaire ?</p><p><strong>La solution : développer l’agriculture responsable</strong></p><p>N’est-il pas possible de sortir de la boucle, de produire sans intrants chimiques, et sans être dépendant des énergies fossiles ? C’est là que l’agriculture biologique*, la bio-dynamique*, mais surtout la permaculture et l’agroécologie entrent en scène. Au mètre carré, leur rendement est bien supérieur à celui de l’agriculture conventionnelle : on ne pourra pas opposer à l’idée d’une transition vers l’agroécologie l’argument du manque d’espace. Olivier de Schutter a même montré, il y a déjà 6 ans, que le passage à l’agroécologie permettrait de doubler la production de régions entières, tout en luttant contre la pauvreté rurale et en apportant des solutions au réchauffement climatique.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/700/1*4D8FSkEFu5zHp571GyY3Lw.jpeg" /><figcaption>Source photo : <a href="http://www.fermedubec.com/">http://www.fermedubec.com/</a></figcaption></figure><p>Les techniques agricoles alternatives comptent sur la nature et ses ressources propres pour produire de manière durable et cyclique : pour eux il n’y a pas de déchets, car ceux-ci servent d’intrants naturels, et la biodiversité fait loi. Il s’agit de reproduire à l’échelle du champ ce que la nature fait très bien toute seule : les arbres cohabitent avec les élevages ou les cultures vivrières, les plantes se complètent, formant un écosystème autorégulé, où les pesticides et autres intrants chimiques sont parfaitement inutiles. Loin d’un retour en arrière (qui ose trouver la nature <em>has-been ?)</em>, la transition vers ce type d’agriculture est essentielle pour l’avenir.</p><p>En France, l’exemple le plus célèbre est la ferme expérimentale du <a href="http://www.fermedubec.com">Bec Hellouin</a>, qui fonctionne selon les principes de la permaculture. En dehors des nombreux exemples et témoignages disponibles sur le net, il n’existe pas encore de recensement officiel de ces exploitations. L’association Fermes d’Avenir en référence une quarantaine ayant accepté en échange de <a href="https://fermesdavenir.org/fermes-davenir/le-reseau/la-charte">signer leur charte</a>, mais on peut supposer qu’elles sont un peu plus nombreuse. En France, 83% des agriculteurs de moins de 35 ans se sont déjà engagés dans au moins trois démarches agroécologiques, selon le ministère de l’Agriculture. Le changement de pratiques pourrait donc venir des jeunes. D’ailleurs, ce chiffre peut aussi refléter l’expression d’une tendance nouvelle , celle des jeunes diplômés qui se lassent vite d’un métier auquel ils ne trouvent pas de sens, et renoncent à leurs salaires et à leur mode de vie urbain pour se tourner vers la production agricole durable ou l’artisanat. A l’image de Charles Hervé-Gruyer et en particulier de Perrine (ancienne juriste en droit international) qui ont créé la ferme du Bec Hellouin, ces personnes, qui lancent de petites exploitations en se formant sur le tas, le font précisément dans une démarche militante en faveur du développement durable. Il s’agit de redonner un sens à leur action en s’engageant concrètement, de leurs mains, au service d’un monde meilleur : un monde où l’on mange mieux, où la valeur du travail de l’agriculteur est reconnue, et où les écosystèmes ne sont plus menacés, mais préservés et deviennent résilients.</p><p><strong>L’agriculture de demain au service des hommes</strong></p><p>En effet, plus que de simples pratiques agricoles, ces alternatives au modèle industriel s’intègrent dans des réflexions plus larges, ce qui rompt complètement avec l’objectif unique de l’agriculture conventionnelle de produire plus en optimisant les coûts. L’écosystème mis en place doit dépasser le cadre de l’exploitation agricole, et intégrer la société tout entière. C’est notre niveau de vie élevé, et notre mode de vie urbain et pressé qui alimente le système actuel et nous en rend dépendant. Eloignés des campagnes, nous sommes aussi coupés de leur réalité. La solution, en fait, serait d’augmenter les prix, pour assurer une rémunération plus juste du travail des producteurs.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1000/1*ngb8278wWUqoxw9ORpqJ7w.jpeg" /><figcaption>Source photo : <a href="http://www.fermedubec.com/">http://www.fermedubec.com/</a></figcaption></figure><p>Si l’idée que réinvestir massivement dans les petits agriculteurs pour diminuer la pauvreté rurale fait consensus, cela demande un budget que n’ont pas les Etats et un investissement qui n’intéresse pas les grandes entreprises. D’après Olivier de Schutter, le facteur qui pourra le plus efficacement engager la volonté d’un changement de modèle, c’est la santé. Nombreux sont ceux qui l’ont déjà compris : il vaut mieux payer aujourd’hui le producteur pour le récompenser de son travail, plutôt que de payer demain pour une facture d’hôpital (<a href="https://www.ted.com/talks/birke_baehr_what_s_wrong_with_our_food_system">c’est un enfant de 11 ans qui vous le dit</a>), et plus généralement, pour les coûts énormes qu’engendreront sur le long terme la persistance d’un modèle qui s’essouffle.</p><p>Descartes écrivait dans le <em>Discours de la Méthode</em> que nous devions nous rendre « <em>comme</em> maître et possesseur de la nature » (<a href="http://www.philolog.fr/la-science-doit-nous-rendre-comme-maitres-et-possesseurs-de-la-nature-descartes/">extrait</a>). On le cite souvent à tort lorsqu’il s’agit de critiquer ce modèle industriel qui prétend dominer la nature, la maîtriser pour la mettre au service des besoins (et des caprices) humains. Ce que Descartes souhaitait en réalité, c’est de mettre la science des lois de la nature au service du bien commun, en particulier de la santé de l’homme. Aujourd’hui, quatre siècles plus tard, nous savons que nos méthodes de production conventionnelles menacent l’environnement, notre propre santé et contribuent à la pauvreté des zones rurales ; mais nous savons aussi comment faire pour inverser cette tendance, en utilisant intelligemment les ressources que la nature met à notre disposition pour le bien de tous.</p><p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p><p><a href="http://www.srfood.org/en/official-reports">Les rapports officiels sur le site d’Olivier de Schutter</a>, en particulier « Agroecology and the Right to Food » (2011, disponible en français)</p><p>Des documentaires : <strong><em>Les moissons du futur</em></strong> (2012, par Marie-Monique Robin), <strong><em>Demain</em></strong> (2015, réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent)</p><p>Un exemple célèbre en France : la ferme du Bec Hellouin (<a href="http://www.dailymotion.com/video/x4qltmv">vidéo</a> courte, <a href="http://www.fermedubec.com/">site internet</a>)</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=3a0ffd77f25f" width="1" height="1" alt=""><hr><p><a href="https://blog.spear.fr/agro%C3%A9cologie-nourrir-le-monde-durablement-cest-possible-3a0ffd77f25f">Agroécologie : nourrir le monde durablement, c’est possible !</a> was originally published in <a href="https://blog.spear.fr">Blog de SPEAR</a> on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.</p>]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Forum Convergences 2017 : Construire ensemble le monde de demain]]></title>
            <link>https://blog.spear.fr/forum-convergences-2017-construire-ensemble-le-monde-de-demain-cad0f8990e3f?source=rss----9d3964f716b6---4</link>
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            <category><![CDATA[innovation-sociale]]></category>
            <category><![CDATA[cooperation]]></category>
            <category><![CDATA[convergence]]></category>
            <category><![CDATA[developpement-durable]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Meli BEAL]]></dc:creator>
            <pubDate>Wed, 13 Sep 2017 10:06:58 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-09-13T07:14:35.556Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Les 4 et 5 septembre, SPEAR a assisté au Forum Convergences, qui réunissait pour sa 10ème édition de nombreux acteurs très différents afin de réfléchir ensemble aux solutions aux défis sociaux, environnementaux et économiques de notre époque. Au programme de ces deux jours : workshops, tables rondes, débats mais aussi un salon professionnel (le “Village 3Zéros”) pour échanger autour du thème « Ensemble, innovons pour un monde Zéro exclusion, Zéro Carbone, Zéro Pauvreté ». En toile de fonds de ce Forum, les Objectifs de Développement Durable (ODD) que les Nations Unies ont adoptés en 2015 afin de lutter contre la pauvreté et préserver la planète et ses écosystèmes. Plus particulièrement, c’est autour de 6 ODD (n° 5, 6, 7, 9, 12 et 17) que se sont centrées les différentes conférences et tables rondes : égalité entre les sexes, eau propre et assainissement, énergie propre et d’un coût abordable, industrie, innovation et infrastructure, consommation et production responsable, et enfin partenariats pour la réalisation des objectifs.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/640/1*mVoaYqLIGdX5Qxn2QSYxbA.jpeg" /></figure><p>C’est ce dernier ODD qu’illustre le mieux le Forum Convergences. En réunissant des acteurs très divers (grandes entreprises, start-up, associations et ONG, citoyens…) autour de ces thématiques cruciales pour l’avenir de la planète, le Forum agit pour diffuser les solutions innovantes et favoriser les alliances décisives dans tous les domaines pertinents : Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), développement durable, finance solidaire, économie sociale et solidaire, technologies innovantes pour le développement. Et ce, paradoxalement, dans le même lieu qui accueillait il y a plusieurs décennies la Bourse de Paris, dont le forum Convergences semble être l’antithèse.</p><p>Les thèmes abordés étaient variés, mais nullement cloisonnés. Agriculture, santé des femmes, innovation digitale, microfinance et investissement socialement responsable (ISR), accès à l’eau, transports, intrapreneuriat, économie circulaire… se rassemblent sous un même objectif : un monde plus juste, qui mise sur la diversité de ses écosystèmes, et dont les ressources sont exploitées de manière durable par et pour tous. Et la même idée est largement admise par tous les participants : les solutions sont là, elles existent bel et bien. Maintenant, comment les mettre en place à grande échelle, les répliquer là où elles sont nécessaires et les aider à remplacer les modèles qui ne marchent plus ?</p><p><strong>Des partenariats multi-acteurs pour répondre aux enjeux</strong></p><p>Ce forum marque un changement dans la manière dont les différents acteurs s’organisent pour le développement durable depuis quelques petites années. C’est ce qu’a montré la table ronde « coopération entreprises et acteurs solidaires », modérée par Charles-Benoît-Heidsieck, co-fondateur du Rameau. La relation entre les grandes entreprises et les acteurs de la solidarité ne peut plus se fonder uniquement sur du mécénat financier, comme l’a si bien dit Pascal Canfin (président du WWF), car celui-ci n’est plus à la hauteur des défis qu’il se propose de relever. Frédéric de Saint-Sernin (DG délégué de Acted) l’a reconnu : les associations ont besoin de l’appui des grands groupes pour augmenter leur notoriété et leurs moyens ; et réciproquement, les grands groupes qui veulent (et doivent !) augmenter leur niveau d’engagement ont besoin de l’expérience et des compétences des associations.</p><p>Pascal Canfin a ainsi plaidé pour la fin des relations entre les acteurs de la solidarité et les seules fondations d’entreprise, qui sont trop marginales. Les acteurs comme le WWF sont là pour apporter « l’intégrité environnementale » à leurs partenaires, et déterminer ensemble un cap, et une stratégie commune fondée non plus sur des objectifs absolus (je veux réduire de 10% mon impact sur la déforestation), mais <em>in fine</em> (je veux arriver au « zéro déforestation » sur toute ma chaîne de valeur). Pour les grandes entreprises, critiquées et suscitant la méfiance en particulier des jeunes — comme l’a reconnu Isabelle Kocher, à la tête du groupe Engie depuis deux ans, c’est aussi une manière de se réinventer en faisant preuve de cohérence (c‘est-à-dire : ne pas financer marginalement des projets de développement durable alors que le cœur de son activité engendre une pollution monumentale), pour gagner en crédibilité et s’imposer comme des partenaires essentiels et volontaires. D’ailleurs, ces alliances entre les différents acteurs sont de plus en plus plébiscitées par les citoyens et les associations, mais aussi par les mairies et les entreprises (voir infographie). De l’avis même des représentants de grands groupes présents au forum, la mobilisation ne peut plus être marginale : elle doit être intégrée à l’intérieur de l’entreprise, qui ne peut plus non plus évaluer sa performance uniquement en indicateurs financiers.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/848/1*jWOgh09Q8Vhh2dyCC6WqpQ.png" /><figcaption>En France, 69% des citoyens, 86% des associations, 81% des entreprises et 87% des maires sont favorables à cette dynamique de partenariats multi-acteurs</figcaption></figure><p>Cette démarche nouvelle doit aussi être encouragée par l’Etat et les décideurs publics : Hugo Bevort, du Commissariat général à l’égalité des territoires, disait en ce sens que l’Etat doit accepter le fait qu’il n’est pas au sommet de la pyramide et seul garant du bien commun et de l’avenir. Une <a href="http://www.cget.gouv.fr/sites/cget.gouv.fr/files/atoms/files/en-bref-37-cget-04-2017.pdf">« banque de l’innovation sociale »</a> verra d’ailleurs bientôt le jour : il s’agira d’une plateforme présentant les différentes innovations qui existent au niveau local, pour permettre leur reproduction dans d’autres territoires et leur changement d’échelle.</p><p>De l’avis de tous, finalement, les solutions innovantes qui dessinent le monde de demain existent et il ne s’agit pas de refaire mille fois ce qui a déjà été fait. Pour réaliser les Objectifs du Développement Durable, il faut partir de ces solutions, tester leur efficacité sur le terrain, et s’allier pour les répliquer à grande échelle, jusqu’à, on l’espère, en faire les nouvelles normes. C’était en tout cas le pari de Convergences pour ces deux jours.</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=cad0f8990e3f" width="1" height="1" alt=""><hr><p><a href="https://blog.spear.fr/forum-convergences-2017-construire-ensemble-le-monde-de-demain-cad0f8990e3f">Forum Convergences 2017 : Construire ensemble le monde de demain</a> was originally published in <a href="https://blog.spear.fr">Blog de SPEAR</a> on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.</p>]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Laissons une chance aux éoliennes offshore]]></title>
            <link>https://blog.spear.fr/laissons-une-chance-aux-%C3%A9oliennes-offshore-b169b6250117?source=rss----9d3964f716b6---4</link>
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            <category><![CDATA[éolienne]]></category>
            <category><![CDATA[environnement]]></category>
            <category><![CDATA[énergies-renouvelables]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Meli BEAL]]></dc:creator>
            <pubDate>Fri, 25 Aug 2017 14:31:26 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-08-25T14:31:24.823Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 juillet, la Cour administrative d’appel de Nantes rejetait les recours déposés par des associations contre le projet de parc éolien au large de Saint-Nazaire. Situé à 12 kilomètres des côtes, il comportera 80 éoliennes réparties sur 78km² pour une puissance totale de 480 mégawatts, pour fournir l’équivalent de la consommation électrique de 720 000 personnes. L’occasion de faire un point sur l’état de la filière éolienne en France.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*FW5mXVXXygYFtRbT82_QSQ.jpeg" /></figure><p><strong>L’éolien en mer : le retard de la France</strong></p><p>Il s’agit du premier parc éolien en mer à voir le jour en France, et il faut admettre que nous sommes très en retard. La puissance éolienne totale en France représente seulement 4,1% de l’électricité consommée (1241Mw) : on est donc loin des objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement (25 000 Mw, dont 6000 Mw d’éoliennes offshore pour 2020).</p><p>Un retard qui s’explique notamment par un cadre réglementaire stricte et parfois contradictoire, mais aussi et surtout par les recours quasi systématiques déposés en justice par les anti-éolien. Pour nombre de projets, c’est l’impact direct des parcs éoliens sur l’environnement qui est mis en cause, et en particulier celui de l’éolien marin.</p><p><strong>L’éolien marin est-il dangereux pour l’environnement ?</strong></p><p>Et pourtant, l’éolienne s’est imposée, depuis quelques années, comme le symbole de la transition énergétique en faveur des énergies renouvelables : sa source d’énergie est infinie, durable et propre (aucun rejet de CO2, si l’on exclut — pour l’instant — sa fabrication et son installation) et une fois démontée, une éolienne est presque entièrement recyclable. Mais alors, pourquoi certains écologistes seraient-ils anti-éolien ?</p><p>Ce qu’ils ont critiqué, dans le cas du projet offshore de Saint-Nazaire, c’est le manque d’étude sur l’impact que peut occasionner le parc éolien sur les fonds marins et les activités humaines qui en dépendent, comme la pêche. Le banc de Guérande possède une biodiversité importante (goélands, coquillages, crustacés) et de nombreuses espèces viennent se reproduire dans ses eaux. Mais il est difficile de savoir à quel point il serait menacé, surtout quand, à l’inverse des conclusions des associations de protection de l’environnement, les rapports officiels promettent « une augmentation considérable de biomasse et de biodiversité », mais aussi des « mesures compensatoires » (ce qui semble assez contradictoire)…</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*iiqfrU7-RX7qe4CxngF4KA.jpeg" /><figcaption>Le socle d’une éolienne “posée”</figcaption></figure><p><strong>Une technologie balbutiante, mais prometteuse</strong></p><p>De plus, tandis que Saint-Nazaire a catalysé les critiques, une autre technologie est sur le point d’être testée : il s’agit de l’éolienne flottante (par opposition aux éoliennes « posées », fixées dans le fond marin par un socle de béton). La première sera mise en service à la fin de l’année pour une période test de 2 ans, au large du Croisic (Loire-Atlantique). En France, contrairement à nos voisins européens du nord, il se trouve que les zones où peuvent être « posées » les éoliennes en mer, c’est à dire où la profondeur est maximum de 30m, sont très proches des côtes. Leur cousine, l’éolienne flottante, est nettement plus avantageuse : convenant à des fonds profonds de 50 à 200m (donc plus loin des côtes), elle est aussi plus légère, plus facile à déconnecter et remorquer pour maintenance. Cela signifie aussi qu’elle ne laissera aucune trace une fois enlevée, contrairement à l’éolienne posée dont le socle restera au fond de l’eau. Elle est donc plus économique, plus respectueuse de l’environnement, et plus efficace puisque les vents sont plus forts au large.</p><p>Cependant, des progrès doivent encore être faits pour rendre les éoliennes plus performantes, et notamment en matière de stockage de l’énergie. En Californie par exemple, on estime qu’un tiers de la production des éoliennes est perdue alors qu’elle aurait pu être stockée. Tesla est sur le coup, mais également Google, qui réfléchit à une solution plus durable mêlant le sel et l’antigel.</p><p>Rappelons enfin aux derniers sceptiques que, lorsque la première locomotive à vapeur a été construite en 1804, son ancêtre tirée par des chevaux de trait avançait plus vite. Aujourd’hui, on n’imaginerait pas le meilleur cheval de course rattraper un TGV ! L’éolienne représente déjà une belle alternative au tout nucléaire ou aux énergies fossiles, malgré ses faiblesses. A terme, et cela semble indiscutable, augmenter son poids dans le mix énergétique sera toujours plus bénéfique que de ne pas le faire.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*r-PvScgNxMDKIoPRyM6NSQ.png" /></figure><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=b169b6250117" width="1" height="1" alt=""><hr><p><a href="https://blog.spear.fr/laissons-une-chance-aux-%C3%A9oliennes-offshore-b169b6250117">Laissons une chance aux éoliennes offshore</a> was originally published in <a href="https://blog.spear.fr">Blog de SPEAR</a> on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.</p>]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Les Minibons, un bon(d) potentiel pour la finance participative ?]]></title>
            <link>https://blog.spear.fr/les-minibons-un-bon-d-potentiel-pour-la-finance-participative-6c3f916e0574?source=rss----9d3964f716b6---4</link>
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            <category><![CDATA[crowdfunding]]></category>
            <category><![CDATA[financement-participatif]]></category>
            <category><![CDATA[crowdlending]]></category>
            <category><![CDATA[blockchain]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Sophie Brosse]]></dc:creator>
            <pubDate>Thu, 17 Aug 2017 10:00:25 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-08-17T10:12:55.808Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 27 avril 2016, Michel Sapin et Emmanuel Macron (alors ministres des Finances et de l’Économie) ont présenté une ordonnance relative aux bons de caisse, qui modifie leur régime juridique et crée les minibons, outils spécialement conçus pour le financement participatif. Un an plus tard , qu’en est-il de ce nouveau support d’investissement ?</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/524/1*VTKx8gW7AUKfMm4XJ537OQ.jpeg" /></figure><h4><strong>Qu’est-ce qu’un minibon ?</strong></h4><p>Officiellement né le 1er octobre 2016, le minibon est une variante du bon de caisse spécifiquement pensée pour les plateformes de prêt participatif, afin d’aider les entreprises dans leur recherche de fonds et leur développement.</p><p>Comme le bon de caisse, il fonctionne comme un titre de dette, qui engage l’emprunteur à rembourser le capital ainsi qu’à verser des intérêts au souscripteur. Celui-ci peut être personne physique ou morale.</p><h4><strong>Objectifs de création</strong></h4><ol><li><strong>Permettre une diversification des investissements</strong></li></ol><p>Dans le contexte économique actuel, les acteurs -particulier, entreprise ou institutionnel — cherchent à diminuer leur risque en diversifiant leurs placements. Les bons de caisse, nés il y a 80 ans, avaient été remis au goût du jour par Unilend en 2013 afin de permettre aux entreprises et aux fonds d’investir dans le prêt participatif, qui n’était ouvert depuis 2014 qu’aux personnes physiques ; mais aucune régulation n’était effectuée par une autorité extérieure à la plateforme. En 2016, le prêt par bons de caisse traditionnels représentait ainsi une part infime du financement participatif : 8M€ par rapport à un marché du crowdfunding de plus de 630M€.</p><p>La vocation du minibon est donc d’offrir un instrument financier auquel les personnes morales peuvent souscrire, afin d’encourager le prêt direct aux entreprises.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/350/1*7Yno_BaKZnNjrJnZRDOUbQ.jpeg" /></figure><p>2. <strong>Renforcer la protection des prêteurs</strong></p><p>La législation a cherché à éviter les risques de blanchiment d’argent, les liens avec le terrorisme, ou encore la mise en danger de la situation financière des investisseurs. Ainsi, la détention des minibons ne peut être anonyme (contrairement aux bons de caisse) et l’AMF contrôle le déroulement des prêts, en s’assurant notamment que le souscripteur et l’investisseur soient suffisamment informés sur ce titre. Les plateformes de prêts participatifs ont un rôle de conseil : elles vérifient que les montants investis sont cohérents avec la situation financière et les objectifs des investisseurs, mais elles se chargent aussi de mettre en garde les épargnants contre le risque de défaut de l’émetteur.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/269/1*nNRBf5UDVm_YEFywQLwEsw.jpeg" /></figure><p><strong>3. Faciliter la circulation des titres</strong></p><p>L’ambition avec le minibon est par ailleurs de permettre à ces titres d’être échangés plus facilement, en autorisant leur émission et leur cession via un dispositif type blockchain (un registre décentralisé d’enregistrement partagé, qui permet une grande sécurité des transactions). Cela permettrait d’imaginer un marché secondaire (mais sans cotation) du crédit non bancaire. Les investisseurs pourraient alors bénéficier d’une meilleure liquidité de leurs placements, car il leur serait possible de les échanger ou vendre en cas de besoin.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/275/1*C0TNZL5zusHA5Ms7ulYpMw.jpeg" /></figure><h4><strong>Caractéristiques</strong></h4><p><strong>1. Intermédiation obligatoire</strong></p><p>Les minibons ne peuvent être proposés que par des plateformes disposant du statut de Prestataire de Services d’Investissements (PSI) ou de Conseiller en Investissements Participatifs (CIP) et sont régulés par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).</p><p><strong>2. Emetteurs variés et sommes plafonnées</strong></p><p>Les minibons peuvent être émis par des sociétés par actions (SA, SAS, SCA) et des SARL, au capital intégralement libéré (c’est-à-dire entièrement disponible pour la société) et ayant déjà clôturé plus de trois exercices. Le montant total proposé par un même émetteur est limité à 2,5 millions d’euros, calculé sur une période de douze mois (cela permet, dans le respect de ce plafond, une émission en série de minibons, au fil de l’eau).</p><p><strong>3. Durée limitée et intérêts fixes</strong></p><p>La maturité des minibons ne peut excéder 5 ans et le taux d’intérêt des minibons doit être fixe, dans la limite du taux d’usure (taux d’intérêts maximal fixé par la Banque de France pour éviter les excès). La périodicité de remboursement doit être constante et au moins trimestrielle. Il n’est donc pas possible de prévoir une émission avec remboursement <em>in fine.</em></p><p><strong>4.Régime fiscal avantageux</strong></p><p>La déductibilité des pertes peut être imputée sur les intérêts générés par d’autres minibons ou prêts participatifs, dans la limite d’un plafond annuel de 8000 euros. Cela ne concerne toutefois que l’impôt sur le revenu et non pas les prélèvements sociaux dus.</p><h4><strong>Le bilan aujourd’hui</strong></h4><p>A la date de rédaction de cet article, les minibons fêtent leur premier anniversaire. Tout d’abord, il faut noter la chronologie des évènements qui n’ont pas été immédiats, suite à la loi du 27 avril :</p><ul><li>ordonnance présentée en avril 2016,</li><li>décret passé dès 6 mois plus tard,</li><li>loi de finance rectificative votée en décembre 2016 pour introduire la déductibilité fiscale des pertes.</li></ul><p>On ne dispose pas encore de chiffres sur les montants collectés, mais les mesures récentes adoptées devraient booster les sommes récoltées via ce nouvel instrument. Le crowdlending, qui avait auparavant le vent en poupe avec plus de 83M€ réunis en 2016 (x2.6 par rapport à 2015), connait déjà au premier trimestre 2017 une croissance de +70% par rapport à l’an dernier (source Crowdlending.fr). Plusieurs plateformes de financement participatif avaient anticipé leur mue pour pouvoir proposer des minibons en obtenant l’agrément de conseiller en investissement participatif (CIP) : Unilend, Lendosphère, Credit.fr, Bolden ou WeShareBonds.</p><p>Reste cependant à définir l’encadrement législatif des minibons pour leur inscription dans un dispositif reposant sur la technologie blockchain…</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=6c3f916e0574" width="1" height="1" alt=""><hr><p><a href="https://blog.spear.fr/les-minibons-un-bon-d-potentiel-pour-la-finance-participative-6c3f916e0574">Les Minibons, un bon(d) potentiel pour la finance participative ?</a> was originally published in <a href="https://blog.spear.fr">Blog de SPEAR</a> on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.</p>]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Les obligations vertes, qu’es aquo ?]]></title>
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            <category><![CDATA[ecologie]]></category>
            <category><![CDATA[finance]]></category>
            <category><![CDATA[obligation]]></category>
            <category><![CDATA[financement]]></category>
            <category><![CDATA[environnement]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Sophie Brosse]]></dc:creator>
            <pubDate>Mon, 03 Jul 2017 10:12:44 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-07-03T09:46:13.572Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/605/1*UkkfvzQzrHgHNK7KH7oUHQ.png" /></figure><h3><strong>Le principe des obligations vertes</strong></h3><p><strong>Tout d’abord, il peut être utile de se rappeler : Qu’est-ce qu’une obligation classique ? </strong>On peut la définir comme une valeur mobilière représentant une part de la dette à long terme d’un État, d’une collectivité locale ou d’une société, prêtée en contrepartie d’un intérêt.</p><p><strong>Les obligations vertes se différencient en théorie par deux traits essentiels</strong> : un reporting sur les investissements qu’elles financent, et le caractère vert des projets en question, ces derniers répondant à des problématiques énergétiques et écologiques.</p><h3><strong>Un développement tardif en mode accéléré</strong></h3><p>Si la prise de conscience quant à la nécessité de préserver l’environnement remonte au début des années 90, il faut attendre les années 2000 pour que les institutions se penchent sérieusement sur la question des sources de financement.</p><p><strong>La Banque Européenne d’Investissement (BEI) est pionnière en la matière, </strong>lançant en 2007 une première émission thématique de « Climate awareness bonds » pour 600 millions d’euros. En 2008, la Banque mondiale lui emboite le pas, en initiant une politique de création d’obligations vertes qui mobilise aujourd’hui plus de 6 milliards de dollars.</p><p><strong>Les institutions publiques d’Europe et des Etats Unis ont été à l’origine du concept, mais</strong> <strong>le phénomène s’est rapidement internationalisé</strong> <strong>et a vu l’entrée</strong> <strong>d’acteurs privés</strong>. La banque agricole de Chine, l’Inde, mais aussi des entreprises telles Engie, Air Liquide ou Apple (1,5 milliards de dollars levés pour verdir son processus de production), se sont ainsi jointes au mouvement, suivant la tendance d’une opinion publique de plus en plus sensible à ces problématiques.</p><p><strong>De 13 milliards de dollars en 2013</strong>, les obligations vertes sont passées à 48 milliards en 2015 pour<strong> atteindre plus de 100 milliards de dollars en 2016</strong> (sources Crédit Agricole et Climate Bonds Initiative).</p><h3><strong>Un impact encore limité</strong></h3><p>Tant au vu des montants collectés -qui représentent malgré tout moins de 0.13% du marché des obligations, selon une étude d’Euractiv-, que concernant la portée réelle des projets<strong>, le bilan de ces nouveaux outils de financement vert reste cependant mitigé.</strong></p><p><strong>En effet</strong>, <strong>il</strong> <strong>n’existe aujourd’hui aucun critère précis</strong> <strong>permettant de</strong> <strong>caractériser la dimension environnementale</strong> des activités financées, et les méthodes de reporting diffèrent de manière significative d’un émetteur à l’autre.</p><p>Des instituts privés ont tenté d’imposer des référentiels et règles tacites, tels les Green Bond Principles, mais ces derniers n’ont pas un caractère contraignant, et <strong>tout un chacun reste libre</strong> de les adopter ou non.</p><h3><strong>La France donne l’exemple</strong></h3><p><strong>La Pologne s’est montrée particulièrement précoce</strong>, en émettant l’an passé une obligation verte de 750 millions.</p><p><strong>Néanmoins, la démarche de l’Etat français reste remarquable, de par l’ampleur des fonds réunis et l’engagement formel du gouvernement quant à leur attribution.</strong></p><p>En janvier 2017, l’Agence France Trésor (AFT) a levé 7 milliards d’obligations vertes (près de 10% du total mondial à ce jour) sur une échéance de 22 ans.</p><p>Il est écrit noir sur blanc que les sommes réunies ne pourront servir à financer les énergies fossiles, le nucléaire ou des dépenses militaires. Les activités éligibles sont celles ayant reçu le label TEEC (Transition Energétique et Ecologique pour le Climat)… l’objectif étant d’investir dans 4 domaines principaux, via le Programme d’investissement d’avenir : la lutte et l’adaptation contre le réchauffement climatique, la protection de la biodiversité et la lutte contre la pollution.</p><p><strong>La France espère accélérer par là le développement des obligations vertes</strong>, tout en contribuant à la définition de meilleures pratiques. Une volonté qui n’apparait pas purement désintéressée, avec bien sûr un intérêt politique assumé de faire suite à la COP21, mais aussi la perspective alléchante de promouvoir la Bourse de Paris comme place majeure de la finance verte…</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=f24561439c5a" width="1" height="1" alt=""><hr><p><a href="https://blog.spear.fr/les-obligations-vertes-ques-aquo-f24561439c5a">Les obligations vertes, qu’es aquo ?</a> was originally published in <a href="https://blog.spear.fr">Blog de SPEAR</a> on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.</p>]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[AgriCourt suit son cours !]]></title>
            <link>https://blog.spear.fr/agricourt-suit-son-cours-6b708f9451f6?source=rss----9d3964f716b6---4</link>
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            <category><![CDATA[social-economy]]></category>
            <category><![CDATA[social-change]]></category>
            <category><![CDATA[sustainable-farming]]></category>
            <category><![CDATA[organic-food]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Fatma JERAD]]></dc:creator>
            <pubDate>Thu, 08 Jun 2017 07:46:38 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2017-06-08T07:46:38.039Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p><em>AgriCourt</em> est une plateforme locale de distribution, reliant producteurs du territoire aux professionnels de la restauration et aux habitants. Elle a été créée pour répondre aux attentes des différentes parties prenantes du secteur : offre 100% locale, coordination des transports, facturation centralisée, développement d’une relation durable et d’une rémunération équitable.<br>Aujourd’hui, <em>Agricourt</em> c’est le lien entre plus de 60 producteurs locaux et les cuisines de 16 crèches, 25 écoles primaires, 37 collèges, 22 lycées, 517 familles, et d’autres professionnels de la restauration !</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/750/1*4rfOC9O8NzXa6DcZFvnf3w.png" /></figure><p>Depuis Août 2016, <em>Agricourt</em> a déménagé vers un nouvel emplacement, plus spacieux et muni d’une chambre froide, qui lui permet d’accueillir l’ensemble de l’équipe et surtout tous les produits locaux des producteurs. Enfin, <em>Agricourt</em> a pour objectif de passer en SCIC à la rentrée 2017 afin d’impliquer toujours un peu plus ses adhérents dans cette démarche locale et très souvent Bio.</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=6b708f9451f6" width="1" height="1" alt=""><hr><p><a href="https://blog.spear.fr/agricourt-suit-son-cours-6b708f9451f6">AgriCourt suit son cours !</a> was originally published in <a href="https://blog.spear.fr">Blog de SPEAR</a> on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.</p>]]></content:encoded>
        </item>
    </channel>
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